Amandine Doistau a commencé son parcours théâtral en conservatoire d’arrondissement avant de décrocher le DNSPC en 2023 (diplôme national supérieur professionnel du comédien) à l’ESCA (Asnières-sur-Seine) ou elle découvre l’univers du théâtre de rue avec la compagnie Oposito au Moulin Fondu. En parallèle, elle obtient un master de littérature comparée à la Sorbonne Nouvelle et acquiert un bon niveau en chant lyrique, danse contemporaine et wushu (art martial chinois). Tout au long de sa formation artistique, elle donne des cours de théâtre en partenariat avec la DAC. En 2020, elle joue dans Electronic City de Falk Richter au théâtre de l’Aquarium dans une mise en scène de François Rancillac. En 2021 (jusqu’en 2023), elle joue dans Paranoid Paul de Simon Diard mis en scène par Luc Cerrutti au théâtre de Chelles, puis aux Plateaux Sauvages et à la Filature de Mulhouse. En 2023, elle intègre la troupe du Festival du Jamais-Lu Paris #7 à Théâtre Ouvert et joue dans la Cérémonie du chocolat de Jean-René Lemoine dans le cadre du festival ZOOM#8. En 2024, elle joue dans le spectacle de théâtre d’objet Sous le plancher de Bénédicte Guichardon et sera dans la reprise de Timide de Catherine Verlaguet mis en scène par Benedicte Guichardon (cie Le bel après minuit). En 2024, elle crée sa propre compagnie avec le projet Au bout du conte, de courtes adaptations de contes traditionnels en espaces verts urbains.
Le projet Au bout du conte est une mise en scène contemporaine d’un conte en espace vert, accompagnée d’ateliers de transmissions conte-paysage. Le conte s’inspire d’un récit traditionnel et il est réécrit à partir d’une immersion sensible dans le territoire où il est joué. Nous travaillons actuellement à partir du conte russe Vassilissa la sage, un récit initiatique dans lequel une héroïne entre en relation avec son milieu écologique. La réécriture s’articule autour d’un travail d’écoute in situ des espaces verts (récolte de sons, de récits d’habitants/historiques, d’observations du paysage) et d’échanges avec les acteurs du territoire (dialogue avec les savoirs scientifiques liés au site). La figure de Baba Yaga devient ainsi une médiatrice du vivant local. Elle ne domine pas la nature : elle apprend à l’écouter, à dialoguer avec elle, et à en devenir la passeuse. Elle permet de faire émerger un autre récit écologique, enraciné dans un lieu précis.
Crédits
Mise en scène
Amandine Doistau
Paysage, scénographie
Noémie Doistau
Marionnettiste
Marion Trager
Avec
Khadija Kouyaté, Marion Trager en alternance avec Héloïse Werther et Adil Mekki en alternance avec Julien Desjardins
Avec le soutien de
La bourse Quartiers Libres, Théâtre Le vent se lève, Ktha compagnie